Enfin ! Une balade dans le nord !

Je l’appelais de mes vœux depuis le début du printemps, c’est enfin arrivé : nous avons été nous promener au nord du mont Erigal, sur la côte qui fait face à Tory Island et à ses petites sœurs…

Vendredi en fin d’aprem, nous avons foncé à Letterkenny pour une soirée ciné-resto ! 🚐💨

(Nous nous sommes quand même arrêté·e·s à Donegal pour acheter 2 tourtes de vrai pain au levain pour nos picnics et petits déjeuners 😊❤️)

Reconstruire un foyer

Le film vaut le détour : Herself. C’est le premier film irlandais que nous voyions au cinéma et pour une bonne raison : jusqu’ici, 100% des films à l’affiche étaient américains.

Ici, il s’agit de l’histoire de Sandra qui réussit au tout début du film à quitter son mari violent, Gary, après un tabassage de trop. On raconte alors sa lutte pour se reconstruire une vie entre visite de ses filles à leur père le week-end, travail, hôtel et recherche d’un logement. En effet à Dublin, surpeuplé et hors de prix, nombreuses sont les femmes seules à chercher un logement abordable et pas miteux. Toute la progression se construit autour de l’aventure de Sandra pour construire sa propre maison : une demeure compacte, écologique et peu coûteuse dont l’architecte a publié les plans en ligne…

La performance de la scénariste et actrice principale, Claire Dunne a été très saluée dans la presse irlandaise. Et pour une féministe déjà sensibilisée à la dureté et à la réalité de ces parcours, j’ai trouvé que le film mettait très bien en scène la solitude, la détresse, le trauma, l’instrumentalisation des enfants par le conjoint…

Après un burger et des tacos au Brewery Bar, on a été se garer près de notre lieu de promenade du lendemain… Dans le noir, ce qui n’a pas facilité le guidage : on a fait un beau détour dans la cambrousse, malheureusement invisible dans l’obscurité.

Gleanveagh Park

Au XIXe siècle, un lord a acheté Glenveagh et fait construire un château de type gothique écossais. Il a expulsé beaucoup de paysans, c’était donc quelqu’un de bien peu fréquentable. Un musée non loin conserve la mémoire de ces evictions. Sa veuve était, elle, a priori une bourgeoise plutôt appréciée. Elle est à l’origine du luxuriant jardin du château, l’un des plus beaux d’Irlande.

On est donc arrivé·e·s le vendredi soir de nuit et on a dormi dans Ajonc, sur le parking du visitor center. Au petit matin, nous avons eu la joie d’être réveillé·e·s par le doux son d’une industrieuse débroussailleuse. Il a plu beaucoup ce week-end, et nous n’avons osé quitter le camion que quand il nous a semblé qu’une belle éclaircie s’affirmait : vers 11h 😅

Éclaircie indeed ! Le temps de visiter la courte expo du visitor center et de marcher 10 minute et vlan ! ⛆ GROSSE DRACHE de 10 minutes ! C’était la première d’une longue série, et notre week-end a été le théâtre d’un apprentissage par essais et erreurs pour 1) les voir venir, 2) repérer des abris, 3) s’arrêter et courir au bon moment…

Une fois le soleil (rapidement) revenu, la balade le long du lac jusqu’aux grilles du parc s’est révélée charmante. Le lac est certainement ce qui reste d’un glacier, enchâssé entre deux rangées de montagnes. Un bon courant d’air souffle d’est en ouest et incline les arbres dès leur plus jeune âge.

Le parc est peuplé de nombreuses essences avec des coins thématiques inspirés des traditions du monde entier : jardins japonais, suisses, italiens, tibétains… C’est très beau et plein de surprises et de découvertes.

Le château est fermé depuis le début de la crise Covid 19. Mais le café ne l’est pas et il nous a offert un bon déjeuner ! La serre aussi, orientée plein sud, vaut le coup d’œil, et nous a permis de nous réchauffer.

Nous avons continué à marcher le long du lac qui bordé par une forêt de chênes et de bouleaux auquel le parc doit son nom : Glen, la gorge, le vallon et Veagh : les bouleaux en irlandais.

En fin d’après-midi, nous avons rejoint Dunfanaghy pour dîner et être prêt·e·s pour la journée de samedi…

HornHead

Depuis le terrain de sport de Dunfanaghy, un départ de rando permet d’accéder à une immense plage très bien préservée car inaccessible en voiture. Son nom n’est pas très original : Tramore du gaëlique Tra, la plage et More, grande. Il se trouve que le nord du Donegal est très réputé pour ses vastes et belles plages, et que plusieurs autres s’appellent aussi Tramore

L’arrivée sur la plage
Vous les voyez les nuages sombres qui annoncent la prochaine drache ?

Je vous passe le couplet sur les douches courtes et intense que nous avons vu passer toute la journée ! En tout cas les grandes et herbeuses dunes puis les falaises rocheuses ont été un très chouette théâtre de balade et il a même fait grand soleil pendant 90 MINUTES D’AFFILÉE à un moment ! J’ai pu remiser mitaine, écharpe, bonnet et manteau de ski dans le sac avec délice…

C’est beau non ? Tout au fond la petite bosse, c’est Bloody Foreland où nous passerons à la fin du jour

Après un picnic bien mérité vers 16h, nous avons pris le chemin du retour en nous arrêtant quand même pour visiter the Ray Church et sa croix, le panorama sur les îles et la côte à Meenlaragh, et le couchant à Bloody Foreland.

Nous avons dîné à la taverne de Léo à Crolly (oui Ilan, la même que celle où on avait passé la soirée !) et dormi sur son parking.

Lundi, il faisait beaucoup trop moche pour s’attarder en route : à 10h nous étions rentré·e·s à la maison.

Pour les photos vous pouvez remercier Tudi qui a sûrement reçu cet instinct de photographe dans son ADN !
Pour les curieuses et les curieux, voilà la carte de notre périple :

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