Résultats de l’atelier commercial Oxalis du 10 mai 2019

Hier, j’ai passé la journée en atelier commercial à Oxalis, et ça a été une journée très riche !

Co-développement : questionner mon projet de développement de mon activité d’UX designer

Le matin, j’ai du choisir une problématique et jouer le rôle de cliente qui vient la soumettre à des consultantes. J’ai choisi « Comment trouver de plus gros projets (missions plus longues, plus gros CA) ? » tout en leur parlant de l’intuition que je les trouverais plutôt côté UX.

Il s’est ensuivi des questions pour mieux comprendre mon but (avoir plus de visibilité sur mon CA, et donc plus de stabilité sur l’année), la palette de services que j’offre, mon envie de travailler en équipe, la cohérence avec mes valeurs (bosser pour des projets qui améliorent la vie d’humains) et de garder l’indépendance financière que j’ai acquise.

Ensuite, mes consultantes ont discuté entre elles sans que j’intervienne, et il en est ressorti pas mal de choses :

  • faire bien attention à respecter ce que j’ai envie de faire (et pas seulement utiliser mes compétences parce qu’elles peuvent me rapporter de l’argent);
  • faire attention à ce qui me fatigue : habiller graphiquement un·e client·e est une rencontre merveilleuse, mais la pression que ça représente pour moi est à interroger. Il s’agirait se travailler sa « verticalité creuse » : accueillir le·a client·e en moi et le·a laisser traverser sans douleur (être un tore, pas une sphère !);
  • Repérer ce qui a fonctionné pour attirer les gros contrats précédents et recommencer;
  • Arroser au même endroit pour faire pousse une graine à la fois : ne pas s’éparpiller, repérer un créneau, devenir super pertinente (spécialisée) sur un type de projet. Par exemple les projets de collectivités territoriales avec des équipe de gens d’Oxalis, sur des marchés public. Oui, je fais plein de choses, et j’ai envie de continuer, mais ça m’empêche peut-être de développer ce qui est bon pour moi. Ça sera sans doute frustrant, mais au fond ça ne m’empêche pas de récolter quand même ce qui continue de pousser à côté !
  • …et du coup, travailler à la qualification du type de contrat je veux aller chercher et ce qu’attendent les client·e·s. Qualifier les contrats sur lesquels je suis intervenue :  secteurs d’activité, types de client·e·s, missions etc.;
  • Vérifier que les contrats (et les gros contrats) que j’ai eu jusqu’ici on été rentables (ratio temps investi / fatigue / CA etc.);
  • Communiquer sur ce dont j’ai envie : si je n’ai pas de gros projets qui viennent à moi, c’est peut-être que je ne suis pas identifiée comme pouvant porter ce genre de projet. Être identifiée comme une personne ressource sur des réponses à de gros contrats, ayant envie de travailler en coopération. En parler aux gens d’Oxalis, proposer un atelier à la Bigre Rencontre.

Bref. Décider ce que sera demain pour que ça advienne (travailler sur quoi, avec qui ?).

De l’exercice de consultante mené pour Corinne et Mathilde, j’ai tiré une idée supplémentaire pour moi : développer de nouveaux produits :

  • conseil en outils de com (diagnostic et préconisations);
  • installation informatique basique adapté aux besoins et aux usages des personnes (mes compétences/connaissances sont suffisantes pour des gens éloignés de l’informatique, et après tout, c’est encore une histoire d’UX !).

C’était déjà pas mal pour une journée non ? Eh bien ça a continué !

Déjeuner : rencontrer les gens d’Oxamyne

L’équipe très féminine de la matinée (ça avait l’air de préoccuper mes collègues) a été rejoint par 6 gars de la MYNE à midi.

C’était une super occasion pour moi car j’avais envie de les rencontrer sans savoir comment me présenter à elleux : illes sont dans la recherche-actions, les communs. Si mes services pourraient leur être utiles, je n’avait pas envie de me présenter à elleux comme prestataire : plutôt comme partenaire opérationnelle…

C’est chose faite, et ça me permettra peut-être de creuser des sujets comme la vulgarisation scientifique, l’accompagnement de projet de recherche, de collectivités, ou tout simplement de me nourrir à leurs pratiques et à leur idées ! Illes ont aussi des liens avec HappyDev… à suivre.

Et ça a continué.

Après-midi : décrire notre client idéal

Topo sur les avantages pour nous d’identifier notre client·e idéal·e :

  • se positionner en tant qu’expert·e sur un marché concurrentiel;
  • simplifier la recherche de client·e·s;
  • adapter les références culturelles et donc mieux communiquer;
  • échanger des références avec des entrepreneurs·euses qui ont le même client idéal;
  • augmenter mes chances d’en attirer d’autres;
  • aider mon affaire à prospérer, se pérenniser).

Et les éléments en vrac, que j’ai rassemblé sur mon·a client·e idéal·e (en repartant des caractéristiques communes à mes client·e·s préféré·e·s) :

Son profil

  • femme, homme queer/féministe > moins de problème de positionnement, de domination genrée;
  • 30 ans – 60 ans (30 : on va parcourir du chemin ensemble, 60 : ille a du vécu, un réseau, une reconnaissance de l’expertise)
  • entrepreneur·euse, indépendant·e, qui bosse avec des équipes d’indépendant·e·s
  • qui a une activité qui fait avancer les humain·e·s (vulgarisation scientifique, accompagnement, formation, art, éducation, service public, agriculture bio, locale…)
  • avec un réseau de collaborateurices, pas isolé·e >>> je rejoins une équipe
  • avec une posture entrepreneuriale bien posée et avancée
  • sur mon territoire, mais surtout à l’aise avec les outils de travail collaboratifs à distance
  • une consommation/pratique culturelle > théâtre, chant, écriture, visite d’expo… > éduqué à la beauté, à la qualité, sensible à mon talent, à la qualité de mon dessin
  • investi dans les milieux associatifs locaux

Ses valeurs

  • horizontalité, collaboration, synergie
  • communication non violente, bienveillance, communication, dialogue
  • lumière, émancipation, éducation populaire, liberté, égalité, service public
  • qualité, artisanat

Ses peurs :

  • une appli, un support qui ne rencontre pas son public,
  • une identité visuelle qui le·a trahisse,
  • ne pas comprendre mon travail et devoir uniquement me faire confiance >> faire un pari, prendre un risque
  • devoir redevenir salarié·e, peur de l’échec de leur projet perso
  • gâcher de l’argent

Ce en quoi je peux l’aider :

  • à mieux comprendre son public
  • à verbaliser son identité, ses valeurs, ses fondamentaux >>> maïeutique (ne plus utiliser ce terme : freine la compréhension >>> à clarifier à rendre accessible à tou·te·s)
  • à s’assumer
  • à être fier/fière de son produit
  • à séduire son public

Lire cette liste à Alain, Corinne, Lara et Séverine m’a permis de commencer à collecter noms de personnes et d’organismes à contacter, des idées de réseaux à infiltrer… Donc de quoi commencer concrètement ma prospection !

Bilan

  • Je dois continuer à réfléchir à ce que je veux, puis l’assumer et communiquer dessus;
  • Je dois d’ors et déjà me pencher sur l’existant (le qualifier, faire un plan de relance);
  • Je dois réfléchir à des interventions publiques : un atelier pour la Bigre Rencontre, une conférence pour BlendWebMix, un speech pour des meet-up de dev;
  • Un pitch compris et apprécié : « j’habille graphiquement mes client·e·s »;
  • Une activité à rendre compréhensible pour les Oxalien·ne·s : UX design.

Et bien c’est parti !

 

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